A qui voudriez-vous ressembler ?
À qui voudriez-vous ressembler ?
Combien d’entre vous vont oser répondre : « à moi-même ! » ?
En somme, être heureux (se) au mieux, content(e) au moins d'être soi-même !
Pourquoi faudrait-il ressembler à quelqu’un d’autre que soi-même pour se sentir bien et heureux(se) ? Parce que l’on n’est pas forcément quelqu’un de connu ou de reconnu par un statut social ? Par une image de beauté ou de « perfection » ? Par la grosseur de son portefeuille ? Par une société quelle qu'elle soit ? Parce qu'on admire quelqu'un pour toutes ses qualités sans voir qu'on en a peut-être d'autres tout aussi admirables ?
Pourquoi vouloir ressembler à une idée que vous vous faites de quelqu’un d’autre ou de son image ? Que cette personne soit quelqu’un de connu ou que ce soit un personnage inventé pour un film, vous en voyez juste un cliché.
Si cette personne existe, voudriez-vous ressembler à son histoire ou à sa vie même si avant d’être connue, celle-ci a pu traverser des moments très difficiles ou peut-être qu'elle les vit à l'écart du public ?
Et vous, dans tout ça ? Et vous même ? Qu’est-ce qui a bien pu faire de vous quelqu’un qui se renie lui-même ? Quelqu’un qui renie ses propres potentiels si infimes puissent-ils lui sembler pour vouloir copier quelqu’un d’autre ?
Je vous invite à aller chercher dans vos souvenirs les phrases qu’on a pu vous répéter en boucle et dont vous avez sûrement dû prendre le relais à l’âge adulte.
Imaginez un enfant à qui l’on répèterait constamment qu'il n'aurait pas les qualités de tel ou tel autre, parce qu’il ne ressemblerait pas à l’idée que ses proches voudraient se faire de lui ou de ce que, eux, apprécient chez quelqu'un d'autre qu'eux-même ou même d'eux-même. Tiens, le verbe « ressembler », et boum !!!!
L’enfant a appris alors à avoir honte de lui-même et de ses propres qualités et a transporté une valise qui a été remplie par d’autres. Imaginez que cet enfant ait continué ensuite à l’âge adulte de porter cette valise qui le freine constamment et l’écarte de son estime de lui-même. Il lui suffirait pourtant d’apprendre à alléger tout ce qui été posé par d’autres en réapprenant à s’estimer en commençant par son quotidien, sur des choses qu'il réussit même s'il est le seul à apprécier ce qu'il fait ! Apprendre à aimer qui il est, ouvre alors un nouveau chemin qui le conduit vers la reconnaissance et l'estime de soi...
par Marie-Noëlle Reynaert
Tous les textes écrits sont issus de mon inspiration propre et non d'une quelconque copie. A chacun de respecter mon travail et si partage, d'en citer la source.
Merci d'avance